Charles ROSTEAU, le libertin

Sommaire

1 - La naissance

2 - Lien de parenté avec Jacqueline

3 - Changement de nom, ses parents, sa filleule<

4 - Scarron, son ami

5 - Le fameux diner

6 - L'argent

7 - Le manuscrit de Rosteau

8 - Le mariage avec Madeleine Villedo

9 - Au sujet de Jean Boinard, père de la filleule de Charles Rosteau

1 - La naissance

Charles ROCHETEAU voit le jour le samedi 15 janvier 1611 au Mans. Il est le fils de Jehan ROCHETEAU, Maître chirurgien du Maréchal de Lavardin, attaché à Monseigneur de Beaumanoir et de Marguerite RENAULT. Il est baptisé dans la paroisse du Crucifix. Son parrain est Jacques Loppe, maitre d'hôtel de Monseigneur l'Evêque du Mans. Sa marraine est Marie Lemaire, fille du lieutenant général de la sénéchaussée, sœur de Mme de Chantelou.
Son acte de baptême


Source : Archives Départementales de la Sarthe
Document de Jocelyne Muller

2 - Lien de parenté avec Jacqueline Choplin

12 générations séparent Charles Rosteau de Jacqueline Choplin. Le détail des générations

3 - Changement de nom, ses parents, sa filleule

On rencontre le nom de Charles Rosteau dans les livres anciens et entre-autres dans celui retraçant la vie de Paul Scarron, un ami intime dont voici des extraits.
Source : Google books



--> Au sujet de Jean Boinard

4 - Scarron, son ami




Dans ce livre "Scarron et le genre burlesque" par Paul Morillot Edition 1888
Source : BNF

                                                                                                  

5 - Le fameux diner

Charles Rosteau et Paul Scarron font la fête au Mans avec des repas pantagruéliques grâce aux poulardes mancelles de Costar, chanoine du Mans.
Source : Scarron inconnu, et les types des personnages du Roman comique

LES GELINOTTES
Dédiées à Claudine (Mademoiselle Colletet).
C'est Le Madrigal ou Journal de la Sahattine Scarontine.

Vive Costar, vive Le Mans,
Vivent ses gelinottes.
Les Manceaux fussent-ils Normands,
Je les veux avoir pour mes compatriotes.
Leurs poulettes ne sont pas sottes.
Avec elles on fait d'agréables riottes,
Tesmoins la riotte qu'en rond
Nous fismes samedy chez l'illustre Scarron.
En effet ces tendres Poulettes,
Sont fort blanches, fort tendrelettes
Et dès qu'elles montrent leurs c...
On donne volontiers dessus.
Tesmoin cette grande journée.
Qu'après plus d'une heure sonnée.
Par champions un moins de dix,
Cailles, Bécassines, Perdrix
Et grasses et rondes cercelles,
Avec ces tendres demoiselles.
Furent deffaittes, six à six.
Là Scarron estant en personne
Tenoit une garbe assez bonne,
Et ne sceut tontes fois, en maistre du troupeau,
Pour manger sobrement se tenir en sa peau,
Là l'original des Mesnages,
Seul, y fit mieux que les sept sages.
Jadis en Grèce tant vantés
Quand d'amis estoient banquetés,
Mesme il y beut comme un autre homme.
Mais pourquoi ne boirait-il pas?
Ainsi fait le Pape de Rome,
Dit-on, quand il est en repas.
...
Là noslre cher amy, Rosteau,
Ne perdit point de temps à quitter le manteau
Pour estre prompt à table,
Et là fut bien à boire un héros véritable
Aussi bien comme à bien manger,
Et partout, se piquant d'affronter le danger.
Il fit à mordre des merveilles,
Ainsy qu'à vuider les bouteilles.

6 - L'argent

Les liens de Françoise Scarron avec le duc de Tresmes, son patron, devaient souvent le rapprocher du poète qui parle souvent de lui dans ses lettres. Rosteau était plus riche que son ami, car on le voit figurer comme son créan- cier. Il lui avait prêté cinquante-deux pistoles et quelques jours seulement avant son décès le poète lui avait remis, à lui et à un autre créancier, l'abbé de Sainte-Croix, pour les couvrir de sa dette, « neuf fourchettes, dix cuillères, une petite esguière, un sucrier , quatre petits flambeaux et une sallière », les priant de s'en contenter. On ne trouve pas seulement Rosteau à la table de Scarron. Il soutint sa réputation au fameux repas de Monsieur de Chantelou, que j'ai raconté ailleurs, où il vida d'un trait le grand verre homérique de M. de Chambrai et où il se prit de langue avec un fameux buveur M. de Fontenay... Coup d'Épée. Les deux gourmands avaient d'ordinaire grand' peine à s'accorder, si ce n'est pour boire à la santé de (Jostar, le fournisseur de gelinottes du Maine. Rosteau fréquentait M. de Chantelou (1) et ce fut dans cette maison que le trouva

(1) Voir le Journal de Voyage du Bernin, par M. de Chantelou, pp. 131 et 193. En 1665, le 1«'' octobre, Chantelou mena Rosteau avec M. Villedo, maître des œuvres de maçonnerie des bâtiments royaux,

M. Villedo est son futur beau-père (voir Michel Villedo).... il manque des pages

7 - Le manuscrit de Rosteau




Dans ce livre " Molière vu par ses contemporains" par Paul Morillot Edition 1888
Source : Geneanet


En parlant de Molière,


À la fin de 1662, évoquant dans ses Sentiments sur quelques livres ou sur quelques ouvrages qu’il a lus [Bibl. Sainte-Geneviève, manuscrit 3339, pp. 69-70, Sentiments de Rosteau], un «recueil des comédies de Molière», Charles Rosteau, grand ami de Scarron et l’un des animateurs des milieux galants, écrit: Ce fameux comédien ne sait pas seulement représenter les personnages sur le théâtre, mais il est auteur de beaucoup de pièces, dont la troupe est renommée. En voici quatre qui ont reçu un extrême applaudissement et qui ont occupé successivement la scène près de trois mois chacune: L’École des maris, Les Précieuses, Le Cocu volontaire [sic] et cette pièce de L’Importun [Les Fâcheux], qui fut représentée à Vaux avec tant de magnificence en présence de toute la cour, peu auparavant le voyage de Nantes, qui fut si fatal à M. Fouquet, surintendant des Finances. À dire la vérité, rien n’est plus plaisamment imaginé. Cet auteur ne se contente pas de bouffonnerie; il est sérieusement savant quand il lui plaît. La traduction qu’il a faite de Lucrèce, moitié en prose et moitié en vers, en est un argument certain. Il serait à souhaiter qu’elle fût imprimée.» [Bibl. Sainte-Geneviève, manuscrit 3339, pp. 69-70, ] NB. Ce document n’est pas un texte obscur écrit par un individu isolé: les nombreux commentaires de Rosteau sur divers auteurs seront cités à la fin du XVIIe siècle par Adrien Baillet dans ses célèbres Jugements des Savants sur les principaux ouvrages des Auteurs.

8 - Le mariage

En 1662, il se marie avec Madeleine Villedo fille du célèbre Michel Villedo, conseiller et architecte des bâtiments du roi sous Louis XIV et de Marguerite HANICLE. En 1663, ils ont un fils Julien, né à Origny-le-Roux dans l'Orne



Charles ROCHETEAU OU ROSTEAU décéde vers 1690, à l'âge de 78 ans environ.

9 - Au sujet de Jean Boinard



Source : BNF- Revue historique et archéologique du Maine - 1906/07 (T60) à 1906/12. Note : Voyages en France-Edité en 1938)


Source : Ouest France